Nouvelle manifestation d'étudiants en Tunisie

Publié le par Stade7 Tunisie

 

 

 

Par Reuters, publié le 04/01/2011 à 15:50

Nouvelle manifestation d'étudiants en Tunisie

La police tunisienne a fait usage de gaz lacrymogènes mardi pour disperser une manifestation de plusieurs centaines d'étudiants à Thala, dans l'ouest du pays, rapportent des témoins.

Nouvelle manifestation d'étudiants en Tunisie

MANIFESTATION D'ÉTUDIANTS À THALA EN TUNISIE

 

"Des centaines d'étudiants sont descendus dans les rues ce matin par solidarité avec les jeunes de Sidi Bouzid. Des chômeurs se sont joints à la manifestation qui s'est transformée en affrontements avec la police", a déclaré Belgacem Saihi, dont le témoignage a été confirmé par Djamal Boulabi, qui dirige le syndicat des enseignants à Thala.

Aucun représentant des autorités n'a pu commenter ces propos dans l'immédiat.

Des affrontements ont éclaté il y a une quinzaine de jours à Sidi Bouzid, une ville située à 200 km au sud-ouest de Tunis, après une tentative de suicide par immolation d'un jeune diplômé protestant contre la confiscation de la charrette de fruits et légumes qui lui servait de gagne-pain.

Les manifestations ont ensuite gagné d'autres villes comme Sousse, Sfax et jusqu'à Tunis où un millier de jeunes protestataires ont été dispersés il y a huit jours.

L'incident de Sidi Bouzid est devenu un symbole pour les chômeurs diplômés, les syndicalistes et les militants des droits de l'homme dans un pays allié de l'Occident dans la lutte contre l'islamisme.

Le gouvernement accuse ses opposants de manipuler ces manifestations, rares dans un pays dirigé depuis 23 ans par le président Zine el Abidine ben Ali, pour discréditer le pouvoir.

A Thala, a déclaré Djamal Boulabi, les étudiants des quatre universités de la ville ont participé à la manifestation.

"Les policiers ont encerclé les enseignants et étudiants à l'intérieur de notre université, en refusant de laisser sortir quiconque", a-t-il dit. "Il y a eu des cas d'asphyxie parmi les enseignants et les étudiants en raison des gaz lacrymogènes."

Ben Ali, qui a nommé un nouveau ministre de la Jeunesse et un nouveau gouverneur pour Sidi Bouzid, a prévenu la semaine dernière que toute manifestation violente était inacceptable et contraire à l'intérêt national.

Tarek Amara, Jean-Stéphane Brosse pour le service français

Publié dans Tunisie Sidi bouzid

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