MAGREB Troubles en Tunisie : les Etats-Unis convoquent l'ambassadeur

Publié le par Stade7 Tunisie

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Troubles en Tunisie : les Etats-Unis convoquent l'ambassadeur

 

07.01.2011, 19h36 | Mise à jour : 21h09

 

En Tunisie, les manifestations se sont poursuivies ce vendredi dans une localité proche de Sidi Bouzid, où est né, en décembre, un mouvement de protestation sociale, après l'immolation d'un jeune hommes. De violents affrontements ont fait six blessés : cinq manifestants et un policier.

«Préoccupés» par ces troubles, les Etats-Unis ont convoqué vendredi l'ambassadeur de ce pays pour demander le respect des libertés individuelles, notamment en matière d'accès à Internet.

Deux blogueurs très actifs contre la censure, Slim Amamou et El Aziz Amami, ont été arrêtés jeudi, selon le journaliste d'opposition Sofiene Chourabi, au lendemain de cyber-attaques de groupes d'internautes solidaires du mouvement de protestation sociale. Celle d'un troisième n'a pu être confirmée. Ces attaques répondaient à un mot d'ordre lancé par les «Anonymes» (Anonymous) qui se présentent comme des internautes attachés à la liberté d'expression.

 «Nous avons encouragé le gouvernement tunisien à faire en sorte que les libertés civiles soient garanties, notamment la liberté de rassemblement», a déclaré un haut responsable américain sous couvert d'anonymat. Il a ajouté : «Nous avons aussi soulevé la question de ce qui ressemble à une ingérence du gouvernement tunisien dans l'Internet, particulièrement dans les comptes Facebook.» L'Américain s'est montré beaucoup plus prudent à l'égard du voisin algérien, en proie aussi à une vague d'agitation sociale.

 


Débrayage chez les professeurs


Vendredi à Saïda, dans la région de Sidi Bouzid, ce qui devait être une marche pacifique de lycéens, rejoints en cours de route par des habitants du village, a dégénéré en affrontements avec les forces de sécurité, qui ont fait usage de lacrymogènes, puis de leurs armes à feu, d'après des habitants et un syndicalise joints par l'AFP. Parmi les 200 à 300 manifestants, cinq d'entre eux,  dont un lycéen, ont été blessés ainsi qu'un agent des forces de l'ordre, toujours selon ces témoins. Aucune indication sur ces accrochages n'a cependant pu être obtenue en fin de journée des autorités.


Dans les lycées et collèges du pays les professeurs ont observé vendredi un arrêt de travail de vingt minutes pour dénoncer la répression des manifestants et «le traitement sécuritaire des évènements» de Sidi Bouzid, selon le  syndicat de l'enseignement secondaire.

 


Une source gouvernementale a admis cependant la fermeture de ceétablissements scolaires dans des localités de la région de Sidi Bouzid. Le pouvoir a pris des mesures pour apaiser les esprits et créer des emplois à Sidi Bouzid, tout en accusant l'opposition d'instrumentaliser l'agitation et les médias étrangers de l'amplifier.

 

 

Publié dans Tunisie Sidi bouzid

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